Vous possédez — ou envisagez d’acquérir — une maison, un mas ou un appartement dans les Alpilles et vous voulez le louer en courte durée ? Avant la première nuitée, trois obligations vous attendent : déclarer votre meublé en mairie, collecter la taxe de séjour et choisir votre régime fiscal. La réforme issue de la loi « Le Meur » du 19 novembre 2024 a profondément modifié les règles applicables dès la déclaration 2026. Ce guide reprend le parcours complet, avec les spécificités propres au territoire des Alpilles, sans approximation.
Déclarer son meublé de tourisme dans les Alpilles
Toute mise en location d’un meublé de tourisme doit faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie. Depuis la loi Le Meur, cette obligation s’est généralisée à l’ensemble du territoire et s’accompagne, dans un nombre croissant de communes, de l’attribution d’un numéro d’enregistrement à reporter sur chaque annonce (Airbnb, Booking, Abritel, site direct).
Sur le territoire de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles (CCVBA) — qui regroupe notamment Saint-Rémy-de-Provence, Les Baux-de-Provence, Eygalières, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Fontvieille, Le Paradou, Aureille, Saint-Étienne-du-Grès et Mas-Blanc-des-Alpilles — l’obtention d’un numéro d’enregistrement à 13 chiffres se fait en ligne via le téléservice declaloc.fr. Ce numéro est ensuite obligatoire sur toutes vos annonces.
- Résidence secondaire : selon la commune, un changement d’usage peut être exigé en plus de la déclaration. À vérifier auprès du service urbanisme avant toute mise en ligne.
- Copropriété : assurez-vous que le règlement autorise la location saisonnière ; la sous-location nécessite l’accord écrit du bailleur.
- Urbanisme : dans la CCVBA, les démarches (déclaration préalable, etc.) se déposent sur le guichet unique en ligne de l’intercommunalité.
La taxe de séjour dans la Vallée des Baux-Alpilles
La taxe de séjour est due par les voyageurs non domiciliés dans la commune et collectée par l’hébergeur (ou, dans certains cas, par la plateforme de réservation). Sur le territoire de la CCVBA, elle est instituée au régime réel et se déclare en ligne sur la plateforme dédiée ccvba.taxesejour.fr.
Le reversement est trimestriel, aux échéances suivantes :
- 30 avril — taxes collectées du 1ᵉʳ janvier au 31 mars
- 31 juillet — taxes collectées du 1ᵉʳ avril au 30 juin
- 31 octobre — taxes collectées du 1ᵉʳ juillet au 30 septembre
- 31 janvier — taxes collectées du 1ᵉʳ octobre au 31 décembre
Le montant dépend du classement de l’hébergement : tarif fixe par nuitée et par personne pour les meublés classés, tarif proportionnel (un pourcentage du coût de la nuitée, dans la limite du plafond légal) pour les meublés non classés. La taxe doit apparaître distinctement sur la facture remise au voyageur. Consultez la grille tarifaire à jour sur ccvba.taxesejour.fr.
Fiscalité 2026 : ce que la loi Le Meur a changé
C’est le point le plus mal compris par les propriétaires. La loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024 a durci le régime micro-BIC des meublés de tourisme. Les nouvelles règles s’appliquent pour la première fois aux revenus perçus en 2025, déclarés au printemps 2026.
| Type de meublé | Plafond micro-BIC | Abattement forfaitaire | Avant la réforme |
|---|---|---|---|
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 € | 30 % (min. 305 €) | 77 700 € / 50 % |
| Meublé de tourisme classé | 77 700 € | 50 % | 77 700 € / 71 % |
| Location meublée longue durée | 77 700 € | 50 % (inchangé) | 77 700 € / 50 % |
Conséquence concrète : si vos recettes saisonnières dépassent 15 000 € sur un bien non classé, vous basculez d’office au régime réel, qui impose une comptabilité commerciale (compte de résultat, registre des immobilisations, liasse fiscale) mais permet de déduire vos charges et amortissements — souvent bien plus avantageux que l’abattement forfaitaire sur un bien de standing.
LMNP, LMP : où se situe la bascule ?
Vous relevez du statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) tant que vos recettes de location meublée restent inférieures à 23 000 € par an ou à 50 % des revenus globaux de votre foyer. Au-delà des deux conditions, c’est le statut LMP (professionnel) qui s’applique, avec des conséquences sociales et fiscales différentes.
Classer son meublé : le levier fiscal devenu décisif
Avant 2025, le classement en étoiles d’un meublé de tourisme relevait surtout du confort commercial. Depuis la réforme, il devient un arbitrage fiscal majeur : un meublé classé conserve un plafond micro-BIC de 77 700 € et un abattement de 50 %, là où un meublé non classé est plafonné à 15 000 € avec 30 % d’abattement. Sur un bien des Alpilles loué à la semaine en haute saison, l’écart de base imposable peut représenter plusieurs milliers d’euros par an.
Le classement (de 1 à 5 étoiles) s’obtient via un organisme accrédité après visite et grille de contrôle. Pour un propriétaire qui dépasse régulièrement 15 000 € de recettes, faire classer son bien est désormais l’une des premières optimisations à étudier.
Déléguer la gestion à une conciergerie locale
Déclaration, collecte de taxe de séjour, états des lieux, ménages, synchronisation des calendriers : la charge administrative et opérationnelle est réelle, surtout pour un propriétaire qui ne réside pas sur place. Une conciergerie de proximité connaît le terrain, les artisans fiables et les obligations propres aux communes des Alpilles. Elle sécurise l’opérationnel et fait gagner du temps. Découvrez notre service de gestion locative dans les Alpilles.
FAQ — Louer un meublé de tourisme dans les Alpilles
Faut-il un numéro d’enregistrement pour louer à Saint-Rémy-de-Provence ?
Oui. Dans les communes de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles, dont Saint-Rémy-de-Provence, vous devez obtenir un numéro d’enregistrement à 13 chiffres via le téléservice declaloc.fr, puis le faire figurer sur toutes vos annonces.
Micro-BIC ou régime réel en 2026 ?
Pour un meublé non classé, le micro-BIC n’est possible que jusqu’à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Au-delà, le régime réel est obligatoire. Sur un bien de standing, le réel est souvent plus avantageux car il permet de déduire charges et amortissements. L’arbitrage se fait avec un expert-comptable selon vos recettes.
Quel abattement pour un meublé non classé en 2025 ?
Depuis la loi Le Meur, l’abattement forfaitaire du micro-BIC pour un meublé de tourisme non classé est de 30 % (contre 50 % auparavant), avec un minimum de 305 €. Cette règle s’applique aux revenus 2025 déclarés en 2026.
Comment déclarer la taxe de séjour dans la Vallée des Baux-Alpilles ?
La CCVBA applique un régime au réel. La déclaration se fait en ligne sur ccvba.taxesejour.fr et le reversement est trimestriel, aux échéances des 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier. La taxe doit apparaître distinctement sur la facture du voyageur.
Classé ou non classé : quel intérêt fiscal ?
Un meublé classé conserve un plafond micro-BIC de 77 700 € et un abattement de 50 %, contre 15 000 € et 30 % pour un non classé. Si vos recettes dépassent régulièrement 15 000 €, faire classer votre bien est l’une des optimisations fiscales les plus efficaces depuis 2025.
LMNP : à partir de quand bascule-t-on en LMP ?
Vous restez en LMNP tant que vos recettes meublées sont inférieures à 23 000 € par an ou à 50 % des revenus de votre foyer. Si les deux seuils sont franchis, vous relevez du statut LMP, aux conséquences sociales et fiscales distinctes.
Peut-on déléguer toutes ces démarches ?
Oui. Une conciergerie locale peut prendre en charge la déclaration, la collecte et le reversement de la taxe de séjour, ainsi que l’ensemble de la gestion opérationnelle (accueil, ménage, calendriers), ce qui est particulièrement utile pour un propriétaire non résident.

